En septembre dernier, lorsque j’ai créé la rubrique “Aventures à vélo”, je partais déjà un peu à l’aventure. Trouver les mots pour raconter, illustrer avec ma sensibilité, et surtout accepter de publier des dessins loin d’être parfaits, étaient déjà de véritables défis pour moi.
Le bilan de ces quelques articles est plus que positif : je prends plaisir à écrire, dessiner et partager. En bonus, cela me permet de revivre ces moments agréables en bonne compagnie. :)
L’aventure aurait pu s’arrêter là, mais puisqu’il faut savoir profiter de la vie et prendre parfois quelques risques, c’est en version bivouac qu’elle va maintenant se prolonger !
Le choix de l’équipement supplémentaire nécessaire pour bivouaquer n’a pas été si simple tant l’offre est importante et les possibilités nombreuses...
GPS de Vélo
Un nouveau compteur GPS de vélo vient remplacer notre vieux GPS de randonnée à piles : le GPS Coros Dura. Celui-ci a une autonomie incroyable avec sa recharge solaire (batterie qui dure 120 heures) ! Recharger ses appareils en itinérance n’est pas toujours facile, et avoir un GPS toujours chargé est une priorité. En dehors de nos aventures à vélo, Monsieur doit bien faire dans les 713705 kms de vélo par an, c’est un achat bien utile, voire indispensable !
Tente deux places
L’option d’acheter deux petites tentes d’une place a été envisagée un temps.
- Avantages : la possibilité de créer un campement avec les vélos au milieu, chacun sa tente, donc chacun son espace sans déborder sur celui de l’autre.
- Inconvénients : un coût d’acquisition un peu plus élevé que celui d’une seule tente deux places, un peu plus de poids sur chacun des vélos, l’impossibilité de pousser celui / celle qui ronfle la nuit :D. Et surtout certains campings facturent deux emplacements tente ! :((
Le choix s’est finalement porté sur une tente deux places et 3 saisons, la TREKA 2 UL de la marque Chullanka, qui a un excellent rapport poids / efficacité / prix. Celle-ci ne fait pas partie des modèles les plus légers pour faire du trek avec ses 2 kg, mais le poids reste tout à fait raisonnable pour la transporter à vélo. Elle est autoportante, assez spacieuse avec deux absides, tout en étant compacte une fois repliée dans son sac de compression de 40 x 16 cm.
Le système de couchage
- Le matelas de sol : la largeur de la tente ne permet pas d’avoir des matelas très larges à deux. Trouver un compromis idéal entre isolation du sol, confort, épaisseur, encombrement et prix n’est pas facile. Le choix s’est porté sur un matelas gonflable isolant et ultraléger “Ultralight Insulated” de la marque SeaToSummit (55 x 183 cm, épaisseur 5 cm). L’oreiller gonflable à scratcher dessus est indispensable pour nous ! L’ensemble avec le sac “pompe” pèse 600 grammes.
- Le duvet : le premier critère à prendre en compte, ce sont les températures “limite” et “confort” annoncées par le fabricant. Au printemps, les températures nocturnes peuvent être parfois un peu fraîches, sans compter l’humidité du bord de mer, mais le ressenti est malgré tout très personnel. Le duvet en plumes est un peu plus onéreux que le synthétique, mais plus compact. La forme du duvet est importante, le duvet “sarcophage” est plus étroit, plus léger, plus efficace pour maintenir la chaleur. Notre choix se portera sur le duvet Thermarest Questar 0°C (confort 5°C), un duvet trois saisons confortable qui permet de bouger librement, avec son petit bonus : un système Toe-asis™, c’est en fait une poche rembourrée dans le fond du duvet pour réchauffer nos petits petons ! Le sac plié et compressé fait 22 x 17 cm, et pèse 850 grammes.
La popote
La popote, c’est le minimum pour pouvoir se préparer des repas. L’idée n’est pas de partir en totale autonomie, mais c’est rassurant d’avoir quelques réserves pour ne pas devoir chercher plusieurs fois par jour une boulangerie, un petit commerce, ou un restaurant ouvert. Et puis transporter quelques sachets de tisane et/ou de café, des pâtes et/ou du pâté, ou des plats cuisinés express à réchauffer avec un peu d’eau, c’est tout de même plus économique, sans être non plus très lourd ou encombrant.
La popote est constituée d’un petit réchaud MT500 Forclaz, d’une petite casserole Toaks en titane de contenance 900 ml, de tasses Toaks de 375 ml, d’assiettes pliables Sea To Summit, et de longues cuillères-fourchettes Toaks qui permettent également de manger directement dans les sachets lyophilisés.
Des sacoches
Et oui, il faut transporter tout ça ! J’ai beaucoup aimé la configuration de mon vélo lors de notre voyage de découverte du bikepacking. J’ai donc envie de rester dans cet esprit de légèreté et de maniabilité, en conservant à l’avant mes deux sacoches (cf. En route pour l'Aventure à Vélo).
Dans le triangle du cadre, j’ai maintenant une jolie sacoche Missgrape. Dessus le cadre, j’ai ressorti ma toute mini sacoche Bento box, la précédente sacoche avait tendance à me gêner lors des arrêts “minute” pour contempler le paysage.
À l’arrière, mon vélo est équipé d’un tout nouveau porte-bagages Ortlieb qui permet d’y fixer d’un côté les arceaux de la tente avec des sangles Fixplus (Monsieur porte le reste de la tente), et de l’autre un porte-bidon pour stocker de l’eau. Un Dry-Pack Ortlieb est fixé sur le porte-bagages avec les crochets vendus avec le sac. Ces sacs étanches, les “dry bags”, ne sont pas des plus pratiques en termes d’organisation, mais ils sont robustes tout en étant très légers et souples, pour un budget également plus doux.
Ce qui doit rester accessible rapidement, comme les vêtements de pluie ou barres de céréales, est donc stocké dans les sacoches de cadre et celle de guidon, et mes deux “Dry bag” (sacoche de guidon & sur le porte-bagages) sont utilisés pour les vêtements, la nourriture et l’équipement de bivouac.
Mon vélo à vide sans porte-bagages pèse 12 kg. L’ensemble de l’équipement emporté et des vêtements est estimé autour de 14 kg (hors eau et alimentation).
Nous sommes fin prêts pour partir de nouveau à l’aventure… sur la VélOccitanie !
Dessins réalisés à l’encre de Chine Nan-King & crayons aquarellables Albrecht Dürer.
J’ai réfléchi à emporter une nouvelle mascotte pour les prochaines aventures… Mais il y a bien trop de fans de Snoopy ici, alors je suis obligée de le reprendre avec nous, sinon j’ai bien peur de perdre des abonné(e)s ! Sans oublier Woodstock !
Merci de m’avoir lue, à bientôt !










Quelle organisation ! Bravo. J'ai hâte de lire vos prochains voyages à vélo. C'est génial d'oser faire cela : partir bivouaquer à vélo.